JOJ DAKAR 2026, LE VRAI TEST : que restera-t-il des JOJ après novembre 2026 ?

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NATIONS HEBDO–  Le compte à rebours est désormais engagé. Les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 se dérouleront du 31 octobre au 13 novembre 2026, à Dakar, Diamniadio et Saly. Le programme prévoit une vingtaine de disciplines et environ 2 700 athlètes. Pour le Sénégal, l’événement est historique : il s’agit des premiers Jeux olympiques organisés sur le continent africain. Mais à moins de trois mois de l’ouverture, une question commence déjà à dépasser celle de l’organisation : que restera-t-il des JOJ après novembre 2026 ? Le Sénégal dispose ici d’une occasion exceptionnelle.

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Les infrastructures sportives représentent évidemment le premier héritage. Mais leur valeur dépendra de leur utilisation après les Jeux. Un stade ou une salle moderne n’a de sens que s’il sert ensuite aux clubs, aux écoles, aux fédérations et aux populations.

Le deuxième héritage est humain. Des milliers de jeunes vont participer à l’organisation de l’événement. Ils pourront acquérir des compétences dans la logistique, la sécurité, l’accueil, le numérique, la communication, la restauration, le transport ou l’organisation sportive. Cette expérience pourrait devenir une véritable école professionnelle à ciel ouvert. Encore faut-il que le Sénégal conserve et valorise ces compétences.

Le troisième enjeu est économique. Les JOJ peuvent contribuer à promouvoir Dakar comme destination touristique et événementielle. Ils peuvent également offrir des opportunités aux hôtels, restaurants, transporteurs, agences de communication, entreprises technologiques et prestataires sénégalais.

Le partenariat conclu avec Africa Global Logistics comme sponsor officiel illustre déjà cette volonté de mobiliser le secteur privé autour de l’événement.

Mais le plus grand héritage pourrait être sportif. Le Sénégal doit profiter de Dakar 2026 pour développer durablement la pratique sportive chez les enfants et les adolescents. Il ne suffit pas de montrer des champions pendant deux semaines. Il faut créer des terrains, former des entraîneurs, développer les compétitions scolaires et détecter les talents dans les régions.

Le président Bassirou Diomaye Faye a d’ailleurs appelé la jeunesse à considérer les JOJ comme une opportunité d’apprentissage, d’engagement et de projection. Cette ambition doit désormais devenir une politique publique. Le Sénégal pourrait également utiliser les JOJ pour créer une véritable économie nationale du sport : équipementiers, formation, management sportif, médecine du sport, médias spécialisés, événementiel, tourisme sportif et technologies appliquées au sport.

Les Jeux ne doivent donc pas être considérés comme une parenthèse. Ils doivent être le début d’un cycle. Le succès de Dakar 2026 ne sera pas uniquement mesuré au nombre de médailles remportées ni à la qualité de la cérémonie de clôture. Il se mesurera, surtout, à ce que le Sénégal aura construit pour sa jeunesse lorsque les derniers athlètes auront quitté le pays. C’est là que commencera véritablement le deuxième acte de Dakar 2026.

Par Dibor Faye

NATIONS HEBDO

www.nations-sn.com

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