[FOCUS] DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRAL : réduction des fractures territoriales par les infrastructures, un souhait du gouvernement 

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NATIONS HEBDO – Faire des infrastructures un levier de territorialisation et de réduction des disparités entre les régions. C’est l’une des ambitions affichées par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô dans sa Déclaration de politique générale.

 

Le Gouvernement prévoit ainsi de poursuivre le désenclavement routier sur plus de 3 000 kilomètres, notamment dans le Dandé Maayo et la Boucle du Fouladou, tout en réhabilitant plus de 500 kilomètres de corridors et de routes nationales. Les axes Kaolack-Tambacounda, Saint-Louis-Rosso et Diourbel-Kaolack-Ziguinchor doivent notamment être renforcés.

Plusieurs ouvrages structurants sont également annoncés. Le second pont de Ziguinchor sera lancé tandis que le pont de Rosso doit être finalisé. Dans le secteur aérien, les aéroports de Ziguinchor, Saint-Louis, Ourossogui et Matam seront réhabilités, dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer le hub aérien national.

Le ferroviaire figure également parmi les priorités. Ahmadou Al Aminou Lô a annoncé la relance du système à travers la réhabilitation de la voie métrique Dakar-Tambacounda, l’étude d’une ligne à écartement standard et la réalisation de la troisième phase du TER entre l’AIBD et Thiès.

Cette politique d’aménagement doit aussi s’appuyer sur les infrastructures portuaires. Le Gouvernement prévoit notamment la finalisation des ports de Ndayane et Bargny-Sendou, la rénovation du port de Kaolack et l’étude de l’avant-projet du port de Nikine. Cinq quais modernes de pêche artisanale, une gare de gros-porteurs et un port sec à Kidira sont également annoncés.

L’eau comme autre priorité territoriale

À cette stratégie de désenclavement s’ajoute un objectif présenté comme essentiel : l’accès universel à l’eau à l’horizon 2030. Le Gouvernement compte diversifier les sources d’approvisionnement et sécuriser l’alimentation en eau du triangle Dakar-Thiès-Mbour, mais aussi de Touba et Kaolack, notamment à travers le Grand Transfert d’Eau et le transfert de Malem Hodar.

La politique hydraulique doit également intégrer davantage la question de l’assainissement et de la résilience climatique. Le Gouvernement vise une progression de la part de l’assainissement urbain géré de manière sécurisée, de 40 % à 60 %, tout en renforçant les dispositifs de lutte contre les inondations.

Dans cette perspective, le barrage hydroélectrique de Sambangalou, développé dans le cadre de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG), doit fournir au Sénégal 189 GWh par an et offrir un potentiel d’irrigation de 40 000 hectares, selon les projections présentées par le Premier ministre.

La réforme du Code de l’eau, la création d’une autorité de régulation et une réforme de troisième génération du service public de l’eau doivent enfin accompagner cette transformation.

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