LA SELECTION DE LA 16° BIENNALE DE L’ART AFRICAIN CONTEMPORAIN DAK’ART 2026
EXCLUSIF POUR NATIONS SN, par Sylvain Sankalé – La proclamation de la sélection de la prochaine Biennale de l’art africain contemporain s’est déroulée dans le cadre du Musée des civilisations noires le 24 septembre dernier sous la présidence de Monsieur Alpha THIAM, ministre de la Culture, de l’artisanat et du tourisme et en présence des membres du Comité d’orientation et d’organisation de la Biennale présidé par Monsieur le Ministre d’Etat Abdoulaye DIOP.
Monsieur Morad MONTAZAMI, directeur artistique de cette édition, historien de l’art, éditeur et commissaire d’expositions, était assisté de son équipe curatoriale et après avoir présenté le thème proposé pour cette édition « (ANTI)FRAGILITE » qui est une évocation de la résilience, de l’art de réparer, a laissé la place à l’annonce des sélectionnés.
La gageure de cette sélection était le temps imparti aux artistes pour faire acte de candidature et au jury pour faire son choix, la Biennale de cette année se trouvant enserrée dans des délais très brefs.
Finalement, ce sont 75 propositions artistiques qui ont été retenues dont 54 pour l’Exposition internationale et 21 pour la section design.
A ceux là s’ajoutent l’artiste marocain Faouzi LATIRIS en qualité de grand témoin, tandis qu’une Carte blanche était donnée à l’artiste sénégalais Serigne Mbaye CAMARA.
Les artistes proviennent de 25 pays africains et des diasporas de 12 pays hors d’Afrique ce qui est un résultat très équilibré, avec un nombre croissant d’artistes jouissant de plusieurs nationalités.
Le Jury avait une obligation de renouvellement et donc de ne pas sélectionner des artistes déjà vus lors de deux éditions précédentes.
Cela explique certains choix et certaines absences.
On peut indéfiniment jouer à souligner les omissions, la sélection de la Biennale n’a pas pour vocation une représentation politique de l’Afrique, avec des quotas par pays et par région, mais se fonde uniquement sur un événement dédié à l’art africain contemporain autour d’une thématique en un moment donné.
En revanche, il est loisible de constater qu’un certain nombre de ces artistes sont des artistes consacrés dans leurs pays respectifs et bien au-delà, de Georges ADEAGBO à Dominique ZINKPE au Bénin, à Ernest BRELEUR à la Martinique, pour ne citer qu’eux.
Il est heureux qu’ils soient ainsi distingués et prouvent qu’ils ont encore des choses nouvelles à nous dire et nous montrer.
Il revient à présent à Madame Marième BA, secrétaire générale de la Biennale, et à ses équipes, de rassembler toutes ces œuvres et de nous monter une exposition dont je gage qu’elle saura encore agréablement nous surprendre et nous séduire.
Sylvain Sankalé






