[TRIBUNAL DE PIKINE] Le boucher Ndiassé S., après 4 ans de détention préventive, risque 20 ans de prison pour agression par chiens et sodomie sur plusieurs jeunes adolescents

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NATIONS HEBDO- «Traîné dans l’eau et sodomisé» : la terrifiante histoire du boucher qui violait des garçons en utilisant des chiens comme armes.
«Traîné dans l’eau et sodomisé» : la terrifiante histoire du boucher qui violait des garçons en utilisant des chiens comme...

Ndiassé S. risque 20 ans de prison. Convaincu de sa culpabilité, pour les faits de viols, pédophilie, actes contre-nature et attentat à la pudeur sous la contrainte, le procureur de la République a requis contre ce boucher une peine qu’il veut «exemplaire». La chambre criminelle du tribunal de grande instance de Pikine/Guédiawaye, devant laquelle comparaissait le mis en cause, rend son verdict le 4 août prochain.

Ndiassé S. est en détention préventive depuis 2022. Il est accusé d’avoir violé des garçons mineurs en suivant un mode opératoire bien rôdé : il trainait nuitamment entre Thiaroye-Sur-Mer et Mbour, escorté d’une horde de chiens. Lorsqu’il croisait ses cibles, il les embarquait dans le noir jusqu’à la plage ou dans un espace désert. Sur place, il abusait d’eux à l’abri des regards avant de les libérer en menaçant de lâcher ses chiens contre ceux qui oseraient le dénoncer.

À la barre, le boucher s’est présenté en Ndiassé D. (et non Ndiassé S.). Il a reconnu les faits, mais semblait ne pas jouir de la totalité de ses facultés mentales. D’après le récit de L’Observateur, qui a assisté à ce procès, son avocat a d’ailleurs plaidé la folie au moment de démonter la réquisition du procureur. «La robe noire déplore l’absence d’une expertise psychiatrique durant l’instruction et affirme qu’’un être sain d’esprit ne déambule pas la nuit avec une meute pour violer des garçons’», rapporte le quotidien du Groupe futurs médias.

Quoi qu’il en soit, les témoignages de quatre de ses victimes, présentes à la barre, convergent : ils ont subi les assauts de Ndiassé S. dans presque les mêmes conditions. A. N., 14 ans, repris par L’Observateur, a partagé sa mésaventure : «Un jour il promenait ses chiens et m’a proposé de l’accompagner. Arrivés à la plage, il m’a forcé à me déshabiller, m’a traîné dans l’eau et m’a sodomisé. En me laissant sur le terrain de football, il m’a menacé de me livrer à ses chiens si je parlais.»

À en croire le journal, M. S., S. S., qui ont croisé la route du boucher près d’une salle de jeux à Thiaroye-Sur-Mer, durant le mois de Ramadan, et B. S., tous âgés entre 13 et 14 ans, ont subi le même sort. «Les certificats médicaux sont pareils : tous présentent des lésions et fissures anales, confirmant la matérialité des violences subies», renchérit la même source.

Le procureur est formel : «Bien que son attitude à la barre laisse penser qu’il s’agit d’un aliéné mental, Ndiassé S. avait pleinement conscience de ses actes au moment des faits.»

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