
Par Néné Sow – Baccalauréat général lancé ce mardi 30 juin 2026. Sous le Sénégalo-Canadien ministre Moustapha « Niox » Guirassy, qui veut… supprimer le baccalauréat… ! Et dans trois semaines, le 21 juillet 2026, ce sera l’examen du BFEM.
Moustapha ‘Niox’ Guirassy, le natif du quartier dakarois de Gibraltar peut-il prôner avec crédibilité la lutte contre la fraude ? Lui qui a fui son Dakar natif pour aller se faire élire une fois en 2009 Maire de sa paternelle ville de Kédougou dont les populations l’ont chassé de l’hôtel de ville en 2014 avec son slogan »Wato Sita » (‘il est temps,’ en mandingue), vite transformé par eux en : »il est temps de partir de la Mairie, Mamba Mauve Guirassy ». Peut-il, Niox Guirassy, prétendre faire faire des efforts à nos scolaires innocents et à la conscience tranquille, pas comme lui, qui est en toute fraude dans le Gouvernement du régime souverainiste et panafricanisme de gauche du Sénégal, puisque détenteur de la double nationalité canadienne et sénégalaise ? Enfin, Mouss Guirassy, qui a toujours soutenu sa lubie héritée du Canada, nous dit-il, pays dans lequel il a passé un licence d’électronicien dans la neigeuse ville de Chicoutimi dans laquelle il pleurait de froid sa première année : lubie consistant a dire qu’il faut ….supprimer le baccalauréat. Et à la place faire passer nos petites têtes crépues a l’Université sur la base de leurs moyennes cumulées des classes de 2de , de 1ère et de Terminale. »Comme au Canada », trépigne-t-il. Peut-il ainsi patronner et ‘‘patronizer » symboliquement notre baccalauréat auquel nous tenons tant ? Guirassy, l’homme qui a piraté, hijacké et volé en pleine lumière le nom de parti politique SET (Sénégal En tête) pour remplacer son saumâtre et infâme nom de parti SUD ? Pfff….. A d’autres ! On nous en fera tant croire. Mais le GUI RASSIS ne nous fera pas prendre ses vessies pour nos lanternes.
Heureusement que c’est le Ministre de l’Enseignement supérieur, Kamah Boubacar Kamara qui a fait ce mardi le tour des centres d’examen de baccalauréat. Car, rappelons,- le, le bachot est le premier diplome universitaire. Et l’Office du Baccalauréat se trouve à l’université Cheikh Anta Diop ! Niox, tu es prévenu ….!
Le paradoxe est saisissant.
Au moment même où des dizaines de milliers de jeunes Sénégalais planchent sur les épreuves du baccalauréat général 2026, le ministre de l’Éducation nationale qui supervise l’organisation du système scolaire demeure l’un des responsables publics les plus associés à une idée qui continue de susciter l’incompréhension : la remise en cause du baccalauréat lui-même.
Guirassy rappelle l’interdiction stricte des téléphones portables, montres connectées, écouteurs et autres moyens de communication dans les centres d’examen.
Il sinsiste sur les valeurs d’intégrité, de mérite, de travail et d’excellence qui doivent présider à la tenue des examens nationaux.
Sur le principe, personne ne peut lui donner tort.
La fraude doit être combattue.
Les examens doivent demeurer crédibles.
Les candidats doivent compter sur leurs connaissances et non sur des artifices technologiques.
Mais derrière ces déclarations consensuelles subsiste une interrogation de fond.
Quel regard porte réellement le ministre sur le baccalauréat ?
Depuis plusieurs années, Moustapha Guirassy défend sa ‘réflexion’ (sic) inspirée de certains systèmes nord-américains où l’accès à l’université repose davantage sur l’évaluation continue et les performances accumulées durant le cycle secondaire que sur un examen national unique.
Cette vision peut être débattue.
Elle mérite même d’être discutée sereinement.
Mais elle se heurte à une réalité culturelle et historique profonde au Sénégal.
Le baccalauréat n’est pas seulement un examen.
C’est une institution.
C’est un rite de passage.
C’est un symbole républicain.
C’est aussi le premier diplôme universitaire de notre tradition académique francophone.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’Office du Baccalauréat est rattaché à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Depuis des générations, le « bachot » représente l’entrée officielle dans l’enseignement supérieur.
Des milliers de familles sénégalaises ont construit leurs rêves autour de ce moment.
Des milliers de parents ont économisé, sacrifié et espéré pour voir leurs enfants franchir cette étape.
Dès lors, toute réforme éventuelle du baccalauréat ne peut être abordée comme une simple question technique.
Elle touche à un imaginaire national.
Elle touche à une certaine idée de l’égalité des chances.
Car le mérite du baccalauréat réside précisément dans son caractère national.
Le fils du paysan de Vélingara, la fille du pêcheur de Saint-Louis, l’élève de Dakar ou celui de Kédougou affrontent les mêmes épreuves, au même moment et selon les mêmes règles.
Ce principe conserve une force symbolique considérable.
Voilà pourquoi les débats sur l’avenir du baccalauréat méritent davantage que des slogans ou des effets d’annonce.
Ils exigent une réflexion approfondie impliquant enseignants, universitaires, syndicats, parents d’élèves et étudiants.
En attendant, les candidats composent.
Ils écrivent.
Ils calculent.
Ils analysent.
Ils espèrent.
Et pendant que le pays retient son souffle, une certitude demeure : malgré toutes les critiques adressées au système éducatif, malgré ses imperfections, malgré les réformes envisagées, le baccalauréat continue d’occuper une place particulière dans le cœur des Sénégalais.
Le ministre est naturellement libre de défendre sa vision.
Mais il doit aussi entendre l’attachement profond de la nation à ce diplôme centenaire.
Car certaines institutions ne sont pas seulement des mécanismes administratifs.
Elles sont des morceaux d’histoire collective.
Et le baccalauréat sénégalais fait incontestablement partie de celles-là.
Oui, le BFEM et le Baccalauréat doivent rester des examens de mérite. Ils doivent récompenser le travail, l’effort et l’excellence. Dans un pays où des milliers de familles consentent d’importants sacrifices pour accompagner leurs enfants dans leur parcours scolaire, la fraude ne peut être ni banalisée ni tolérée.
Mais la question mérite d’être posée : la multiplication des interdictions et des rappels à l’ordre suffit-elle à régler le problème ?
Depuis plusieurs années, la fraude scolaire change de visage. Elle n’est plus seulement l’affaire de quelques antisèches glissées dans une poche ou d’un regard furtif vers la copie du voisin. Les nouvelles technologies ont bouleversé les méthodes de tricherie et placé l’administration devant des défis inédits.
Pour autant, la lutte contre la fraude ne peut se résumer à la seule menace de sanctions.
La véritable bataille se joue bien avant l’entrée des candidats dans les centres d’examen.
Elle commence dans les salles de classe.
Elle commence dans la qualité des enseignements.
Elle commence dans l’encadrement pédagogique.
Elle commence dans la confiance que l’élève développe dans ses propres capacités.
Lorsque des candidats arrivent à l’examen convaincus qu’ils ne réussiront que par des moyens détournés, c’est souvent le symptôme d’un malaise plus profond.
Le Sénégal doit donc mener deux combats simultanément.
Le premier consiste naturellement à garantir des examens irréprochables grâce à une surveillance rigoureuse et à des règles strictes.
Le second consiste à renforcer durablement la qualité du système éducatif afin que la réussite scolaire repose davantage sur les connaissances acquises que sur la peur de l’échec.
Le ministre rappelle que « la plus grande des réussites est celle qui se construit dans l’effort, l’intégrité et le respect des règles ».
Cette affirmation est juste.
Mais elle engage également l’ensemble de la communauté éducative, y compris les décideurs publics.
Car l’intégrité ne doit pas être seulement exigée des élèves. Elle doit être visible dans toutes les composantes du système éducatif : gestion des ressources, orientation des politiques publiques, gouvernance des établissements et égalité des chances.
À l’heure où des dizaines de milliers de jeunes Sénégalais s’apprêtent à composer, le véritable enjeu dépasse donc la seule question du téléphone portable.
Il s’agit de restaurer une culture de l’excellence où la réussite ne dépend ni de la fraude ni des privilèges, mais du travail et du talent.
C’est à cette condition que le BFEM et le Baccalauréat continueront à représenter ce qu’ils doivent être : des passeports vers l’avenir plutôt que de simples formalités administratives
Par Néné Sow
Journaliste, NATIONS HEBDO

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