NATIONS HEBDO — Le président du Gabon, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement apporté son soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU, qualifiant ce dernier de « digne fils d’Afrique » et appelant à l’unité du continent.
Un appel fort à l’unité africaine
C’est un choix stratégique car le président gabonais estime que l’ensemble des nations africaines doivent se serrer les coudes et se mobiliser derrière cette candidature. Ensuite, c’est une reconnaissance des compétences ; ainsi, Brice Clotaire Oligui Nguema a mis en avant le sérieux au travail de Macky Sall et sa vision pour réformer les Nations unies. Cela doit signer la fin des divisions, car selon le dirigeant gabonais, soutenir un représentant du continent permet de renforcer la voix de l’Afrique sur la scène internationale.
Dynamique autour de la candidature de Macky Sall
Ceci vient renforcer l’appui de Dakar : ce soutien d’un pays d’Afrique centrale intervient alors que le Sénégal, par la voix du président Bassirou Diomaye Faye, a également endossé officiellement la candidature de son ancien prédécesseur. Au plan des enjeux diplomatiques, cette démarche panafricaine cherche à donner un poids maximal à l’unique candidat africain en lice pour succéder à António Guterres, à l’approche des votes décisifs au Conseil de sécurité.
À quelques jours du premier vote à huis clos du Conseil de sécurité prévu le 30 juillet 2026, la diplomatie africaine s’active intensément. Le chef de l’État gabonais, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, a publiquement scellé l’appui de son pays à la candidature de Macky Sall au Secrétariat général des Nations unies.
Le dirigeant gabonais a profité d’un entretien accordé à la presse panafricaine (notamment lors de l’émission Face à l’Afrique d’Africa 24) pour lancer un appel vibrant à la solidarité continentale.
L’appel de Libreville pour l’unité africaine
Pour le Général Oligui Nguema, le choix de soutenir l’ancien président sénégalais dépasse les simples relations bilatérales. Il s’agit d’un enjeu géopolitique crucial pour le continent africain. Il faudra se serrer les coudes : le président gabonais exhorte les États à dépasser leurs divergences.
Cette proximité n’est pas fortuite : le Général Oligui Nguema rappelle avoir officié au Sénégal en qualité de diplomate pendant cinq ans, une période qui lui a permis de suivre de près l’action de Macky Sall.
Une campagne qui prend de l’ampleur
Ce ralliement du Gabon intervient dans la foulée d’une annonce tout aussi capitale : le soutien officiel du Sénégal. L’actuel chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a formellement endossé la candidature de son prédécesseur après une rencontre officielle à Dakar. Malgré les débats internes et les réticences au sein de la coalition au pouvoir au Sénégal, l’État sénégalais a choisi de privilégier la carte du patriotisme et du rayonnement international.
Outre le Gabon, d’autres dirigeants à l’instar d’Umaro Sissoco Embaló (Guinée-Bissau) se positionnent désormais comme les piliers de cette campagne de mobilisation.
Succéder à António Guterres : le défi historique
L’ambition de Macky Sall est immense : succéder à António Guterres dont le mandat s’achèvera le 31 décembre 2026. Si la candidature sénégalaise parvient à faire consensus, Macky Sall pourrait s’inscrire dans l’histoire aux côtés de l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali et du Ghanéen Kofi Annan, les deux seuls Africains à avoir dirigé l’ONU à ce jour. Le premier test crucial aura lieu dans les coulisses du Conseil de sécurité dès la fin de ce mois.
Réactions politiques au Sénégal : un soutien national mais contrasté
L’officialisation de ce projet, initié initialement sous la bannière du Burundi, a pris une envergure nationale après la rencontre décisive entre Macky Sall et l’actuel chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. Cependant, ce ralliement du pouvoir de Dakar suscite d’intenses débats au niveau local dans certains pans notamment de la société civile .
Un soutien hautement stratégique
Dans le sens de l’alignement de l’appareil d’État, le président Bassirou Diomaye Faye a mis de côté les rivalités passées en engageant officiellement la diplomatie sénégalaise derrière son prédécesseur. Le soulagement de l’APR est évident. L’Alliance pour la République (APR), le parti de Macky Sall, s’est empressée de saluer « la hauteur de vue et l’esprit républicain » du chef de l’État actuel, qualifiant cette décision d’historique. Ceci conduit à une recomposition en coulisses. Selon plusieurs analystes, cette inflexion politique concorde avec les manœuvres politiques locales de Bassirou Diomaye Faye, qui s’apprête à lancer son propre parti politique et recherche de larges coalitions nationales.
L’indignation des familles de victimes et la prudence du Pastef
On assiste à la colère de pans de la société civile : ce choix politique heurte ainsi les collectifs des victimes des violences politiques survenues entre 2021 et 2024 au Sénégal. Pour des organisations comme celle menée par Boubacar Seye, Macky Sall est jugé « disqualifié pour les Nations unies » tant qu’il n’aura pas répondu de ces événements devant la justice.
Le silence calculé du Pastef est aussi très sonore : le parti d’Ousmane Sonko (Pastef) dit avoir choisi de « prendre de la hauteur » en évitant toute réaction officielle immédiate. Si certains responsables dénoncent des calculs politiciens, le parti majoritaire à l’Assemblée nationale préfère laisser la justice suivre son cours sans précipiter de polémique frontale avec la présidence.
Le calendrier précis du marathon vers le Secrétariat général de l’ONU
L’ambition de Macky Sall est immense : succéder à António Guterres, dont les deux mandats s’achèveront définitivement le 31 décembre 2026. Pour y parvenir, le candidat sénégalais s’est engagé dans une procédure onusienne extrêmement normée.
Il y a d’abord eu le grand oral de New York : le jeudi 23 juillet 2026, Macky Sall s’est plié à l’exercice de l’audition publique devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Unique candidat africain en lice, il y a exposé sa vision pour les 100 premiers jours de son mandat, promettant de rétablir la confiance et d’accélérer les réformes institutionnelles.
Fin juillet 2026 : les votes indicatifs
Le Conseil de sécurité entame sa première phase de sélection cruciale par des votes blancs à bulletins secrets et à huis clos. Ces votes indicatifs permettent de mesurer la popularité des candidats auprès des 15 membres du Conseil.
Le filtre des membres permanents à l’automne 2026
Pour l’emporter, Macky Sall devra impérativement éviter le veto de l’un des cinq membres permanents (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni). C’est au cours de ces consultations d’automne que le Conseil de sécurité formalisera sa recommandation pour un candidat unique.
L’approbation finale de l’Assemblée générale en décembre 2026
Une fois le nom choisi par le Conseil de sécurité, la nomination sera soumise au vote des 193 États membres de l’Assemblée générale pour une approbation formelle.
1er janvier 2027 : Date officielle de l’entrée en fonction du nouveau Secrétaire général des Nations unies.
S’il l’emporte, Macky Sall s’inscrira dans l’histoire diplomatique mondiale aux côtés de l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali et du Ghanéen Kofi Annan, devenant le troisième Africain à diriger l’ONU.
Pour rappel, le président gabonais Brice Oligui Nguema a été attaché militaire à l’ambassade du Gabon à Dakar durant cinq ans.
Ousseynou Nar Gueye
![[‘L’ET DIT TÔT’-Par Ousseynou Nar Gueye] L’ÉDITORIAL DE TRACT HEBDO DU LUNDI 12 JANVIER 2026](https://nations-sn.com/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-11-a-17.28.59.png)

![[Caric’actu] Le dessin d’Odia du lundi 05 décembre 2022](https://nations-sn.com/wp-content/uploads/2018/03/ODIA.png)


