[L’ET DIT TÔT D’O.N.G] L’INTÉRIEUR visite les travaux du marché SANDAGA; l’I.G.E Makhtar CISSÉ, exemple iconique du bon mot : ‘un Ministre, c’est fait d’abord pour rassurer’ (Par Ousseynou Nar Gueye)                                       

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NATIONS HEBDO – Intérieur et Sécurité Publique ? Je l’ai connu Directeur Général : notre Ministre ‘‘I.G.E de sang’’ Makhtar Cissé, ce mardi au marché Sandaga en reconstruction, a prôné par le mouvement, l’avènement de jumeaux du futur Sandaga modèle, totalement ‘‘secure’’, partout au Sénégal.


L’auteur de ces lignes a serré la main du placide, efficace, pince-sans-rire, haut commis de l’État, énergique et énergétique, pas brouillon pour un sou, ex-Directeur Général de plusieurs sociétés nationales, dont les prestigieuses Douanes et la surliquide Senelec (kaar kaar maachallah), l’auteur lui a donc ‘‘serré la pogne’’ en 2018. Makhtar Cisse était alors Directeur général de la Senelec, dont il a achevé la transmutation positive, entamée en fin 2011 par ses prédécesseurs, dont plusieurs d’entre eux furent très estimables.

En 2018, Cissé venait de décrocher un financement record de 150 milliards de FCAF pour la société nationale d’électricité avec l’AFD, Agence Française de Développement et sa filiale Proparco.

La cérémonie se déroulait avec lui, et une délégation française dont une sous-ministre de l’Écologie et de la Transition énergétique, et avec ma Directrice générale d’alors, ma sœur et amie de cœur Regina Mbodj Brown, dans les locaux de l’incubateur CTIC Dakar.

Croissance TIC Dakar, j’y  étais Senior Catalyst et Responsable de la Communication, du Fundraising et des Partenariats. J’ai été le Emcee de la cérémonie de signature de convention de financement Senelec-AFD, déroulée dans une ambiance bon enfant, bien qu’empreinte de solennité avec les serviteurs publics présents chez qui cela est naturel.

A cette occasion, j’ai retenu de Mouhamadou Makhtar Cissé, son coté ancien enfant de troupe du Prytanée Militaire de Saint-Louis, dans ce qu’ils ont de meilleur quand cela leur plait  de s’y conformer: un esprit brillant et cultivé sans vantardises, un homme de devoir, une force tranquille, un haut commis de l’État , une personnalité mue par le sens du devoir et de l’honneur. Calme, placide, débonnaire, rassurant ; énergique sans être brouillon.

Je suis heureux qu’il soit à nouveau Ministre de la République. Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique dans ce Gouvernement Ter du Diomayat, le Gouvernement Aminou Lo. J’en suis fort aise, en effet, et nous Sénégalais sommes nombreux à l’être à son propos, car l’homme Cissé est… rassurant : Et ‘‘un ministre, c’est fait d’abord pour rassurer les populations, leur dire des paroles qui rassurent, porter et apporter de bonnes nouvelles, poser des actes qui (r)assurent’’.

La deuxième fois que j’ai revu Makhtar Cissé, alors qu’il n’avait aucune fonction politique sauf seulement publique comme IGE, Inspecteur général d’État qu’il est. IGE, la crème de notre technocratie administrative sénégalaise, équivalente à l’énarchie de l’Hexagone en termes de prestige administratif, de sens du devoir, d’esprit de sacrifice et aussi de barakas successives pour l’accès aux hautes fonctions : bref  de prestance ‘fonctionnariale’ ; la deuxième fois donc, c’est il y a quelques mois, en 2026.

Il prenait part comme intervenant pro bono de haut niveau a une des formations au Respect des Institutions de la Républiques et d’imprégnation d’avec les Sceaux et Ordres Républicains, qu’organise régulièrement et en tout bénévolat et sens du service à la communauté nationale, notre amie , ma soeur et amie, ma ‘‘çœur’’ de cœur et fille de Préfet, Jacqueline Fatima Bocoum. Dans les locaux de l’ENA,  Cissé délivra une key note-speech et tint une master class de haute facture devant les jeunes de l’association CADET (d’étudiants aspirants leaders qui sont encadrés par J.F  Bocoum), lesquels jeunes étaient fascinés et enthousiasmés par le parcours de cet homme, son discours et son concours à leur coaching – formation. Cissé qui y révéla avoir évité les fonctions de magistrat ou d’avocat auquel il était admissible,  pour plaire et complaire à son vénérable père. En bon fils, il aura été servir le pays dans d’autres hautes fonctions publiques. Et il continue de le faire. Avec brio, calme, talent naturel, tempérance, petits rares  sourires, sens du leadership et …efficacité.

J’aurai bien aimé être à Sandaga, ce mardi 7 juillet. Au marché Sangada donc. Pour y serrer une troisième fois la main au désormais (à nouveau) Ministre de la République Mouhamadou Makhtar Cissé. Juste une troisième fois en 8 ans : vous le voyez, je suis un homme casanier.

Ousseynou Nar Gueye

À l’invitation d’Alioune Ndoye, maire de la commune de Dakar-Plateau donc, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Cissé, effectuait une visite d’évaluation du chantier de reconstruction du marché.

Sandaga, cœur battant de Dakar et de son quartier-phare du Plateau.

Avec les autorités administratives et des chefs des services de sécurité et de secours, le ministre s’est enquis de l’état d’avancement des travaux et des dispositions prises pour la sécurisation de ce haut lieu du commerce dakarois, qui a été mis a bas il y a quelques années pour défaut de vétusté (« On aurait pu trouver une autre solution », râlent des architectes amoureux du patrimoine historique bâti…) et qui est toutefois en train d’être reconstruit à l’identique (et c’est très bien ainsi, c’est déjà cela de pris et de repris pour notre riche histoire précoloniale, coloniale et souveraine, un tout dont il faut tout assumer avec honneur, pragmatisme, absence d’hystérie, dignité et fierté : car l’Histoire n’est pas un service-buffet…)

Le ministre, du haut de sa haute silhouette athlétique bien que massive, a été accompagné du préfet de Dakar, du sous-préfet de Dakar-Plateau, du directeur de la Sécurité publique, du directeur de la Protection civile, du commandant adjoint de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers et des services techniques en charge des travaux. Après une présentation du projet par l’architecte, la délégation a effectué une visite guidée de l’un des bâtiments, avant un point de presse au rez-de-chaussée de l’ouvrage.
Érigé en 1933, le bâtiment historique de Sandaga, symbole du commerce sénégalais, ne répondait plus aux normes de sécurité et d’hygiène, a indiqué le Gouvernement sénégalais pour le raser en août 2020.

Recasés  au marché du Champ de Courses, les anciens commerçants du marché Sangada assistent confiants à sa renaissance progressive et à son prochain accouchement heureux comme jumeau  identique. Dans une version modernisée de ces halles, intégrant des infrastructures d’assainissement et des aménagements destinés à décongestionner ses abords.

L’enjeu ? Stratégique et transformationnel : aboutir à un équipement commercial qui conjugue la mémoire architecturale du lieu et les standards d’un marché moderne.

 »Les marchés sont essentiels à l’économie populaire, à l’emploi, à l’approvisionnement des ménages et aux recettes des collectivités. Mais leur désorganisation pose des problèmes de sécurité, d’hygiène, de mobilité urbaine et d’aménagement du territoire », a indiqué  Mouhamadou Makhtar Cissé.

Incendies à répétition, encombrement de la voie publique, installations électriques anarchiques : autant de risques qui interpellent directement le département chargé de la sécurité publique et de la protection civile.

 » Il faut moderniser les marchés sans casser l’activité économique : construire des marchés plus sûrs, créer des espaces de recasement adaptés, identifier les commerçants, assainir les sites, sécuriser les installations électriques, organiser les allées de circulation, renforcer la prévention des incendies et associer les commerçants aux décisions », a t-il poursuivi. Cissé a conclu que Sandaga doit devenir  » l’exemple du modèle des marchés modernes au Sénégal ».

Le ministre a toutefois invité les promoteurs à associer davantage les services de l’État durant tout le processus, afin que les exigences de sécurité accompagnent le projet de bout en bout. La  gestion de l’espace public relève « de la responsabilité de tous » n’a pas manqué de ‘‘tacler’’ Cissé-le-sempiternel-Républicain  : État, collectivités territoriales, commerçants et citoyens. Le ministre a aussi tenu à rendre  un hommage éloquent aux forces de défense et de sécurité, les exhortant toutefois invitées à plus de vigilance. Notamment à travers la multiplication des patrouilles dissuasives nocturnes pour une instauration-restauration d’une perception populaire de  sécurité et de sûreté de la capitale et de son centre-ville déserté la nuit.

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Le Ministre Cissé,  c’est ‘‘la méthode du terrain et le contact direct’’ : il les a toujours mis en œuvre dans ses différentes hautes fonctions publiques. Nouveau locataire le plus éminent de la Place Washington depuis  le 1er juin dernier, date d’avènement du  gouvernement Lô,  Cissé abat à un rythme soutenu les visites in situ :  Direction générale de la Police nationale, Direction de la police judiciaire, École nationale de police, état-major de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers à la caserne Malick Sy, ainsi que des tournées auprès des autorités religieuses.

Inspecteur général d’État, rappelons que l’homme Cissé fut Directeur général des Douanes, puis de la Senelec, ministre du Budget puis du Pétrole et des Énergies.

Sandaga, qui a réussi à convaincre à l’international puisque depuis le jumelage de Dakar avec la ville camerounaise de Douala, un marché du même nom existe là-bas; Sandaga donc, doit aussi redevenir la référence et le must-have des marchés dakarois (Tilène, HLM, Castors, Ngelaw, Zinc) et de tout le territoire sénégalais.

Devant la très forte concurrence apportée par les hauts standards avec lesquels opèrent ces nouveaux marchés modernes prisés des Sénégalais que sont les grandes surfaces Auchan, Casino, Exclusive Carrefour, EDK Markets, etc.

Sandaga, sacré cœur laïc de Dakar capitale, doit tenir à nouveau son rang, et ne pas redevenir juste « une ruche qui ne dort jamais et dans laquelle s’échange le CFA à un rythme effréné », comme l’ont chanté nos rappeurs du groupe  Daraa J…

Sandaga moo doon daara wu commercants yi ; di senn daral, di senn dalal : daf ko waraa nekkaat. Té loolou moy nekk, Inch’Allah.

Ousseynou Nar GUEYE

● Directeur Général d’Axes et Cibles Com SARL (www.axes-cibles-com.sn)

● Directeur Exécutif de l’ONG « FEE – Femme Enfance Éducation » (feesenegal.org)

● Directeur de la Publication de NATIONS HEBDO (www.nation-sn.com)

 

 

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