[L’ET DIT TÔT D’O.N.G] ‘RÉVISION CONSTITUTIONNELLE DE JUIN 2026 DU PR DIOMAYE : ACCESSION A UNE 2ème RÉPUBLIQUE OU SIMPLE RAFISTOLAGE DE L’HYPER-PRÉSIDENTIALISTE PIROGUE SUNUGAAL  ?’ (Par Ousseynou Nar Gueye)

PR Diomaye bricole.., PAN Sonko scrute..., et O.N.G en est l'arbitre des élégances.
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NATIONS HEBDO – CLAP DE FIN ? Le Sénégal à l’heure du grand partage…ou du grand bricolage institutionnel. Entre promesse de refondation institutionnelle et risque de simple ajustement technique, la réforme constitutionnelle portée par le Président Bassirou Diomaye Faye en cette fin juin devant l’Hemicycle  de la Place Soweto, pose une question fondamentale : le Sénégal est-il en train d’entrer dans une véritable Deuxième République ou seulement dans une nouvelle version du présidentialisme qui structure son système politique depuis l’indépendance octroyée par la France qui nous a refourgué sa Constitution gaullienne de 1958 de leur Cinquième République dans laquelle le Président de la République est le Dieu Jupiter ?Une révision constitionnelle diomayenne qui devra passer par les fourches forcément caudines du PAN Ousmane Sonko et de sa Chambre parlementaire introuvable de 165 députés Pastef sur 165 parlementaires…

Oui, au Sénégal, nous avons un talent rare : nous sommes capables de transformer la moindre révision constitutionnelle en événement historique, et parfois même en révolution avant l’heure. À chaque réforme, les uns annoncent la naissance d’un nouveau pays tandis que les autres prédisent la fin imminente de la République. Entre les deux, le citoyen sénégalais continue de chercher où commence réellement le changement et où s’arrête la communication politique.

La réforme institutionnelle portée par le Président Bassirou Diomaye Faye s’inscrit précisément dans cette tradition nationale où les textes constitutionnels deviennent des objets de passion collective.

À première vue, le projet semble ambitieux. Il prétend redistribuer certains équilibres du pouvoir exécutif, renforcer les mécanismes de gouvernance et adapter les institutions aux exigences d’une démocratie plus mature. Sur le papier, l’intention est séduisante. Après tout, depuis l’indépendance, le Sénégal fonctionne sous un modèle où le Président demeure l’astre autour duquel gravitent toutes les planètes institutionnelles.

Mais la vraie question n’est pas juridique.

La véritable interrogation historique est beaucoup plus politique : assistons-nous à la naissance d’une Deuxième République sénégalaise fondée sur un partage plus équilibré du pouvoir, ou simplement à un réaménagement du présidentialisme existant ?

Autrement dit, sommes-nous en train de changer le moteur du véhicule ou simplement de repeindre la carrosserie ?

Les partisans de la réforme y voient une évolution majeure. Selon eux, les institutions sénégalaises doivent sortir de la logique du pouvoir hypercentralisé héritée de plusieurs décennies de pratique présidentielle. Ils considèrent que la réforme ouvre la voie à une gouvernance davantage fondée sur la responsabilité collective et sur des contre-pouvoirs plus effectifs.

Les sceptiques, eux, observent l’exercice avec prudence. Ils rappellent que l’histoire constitutionnelle africaine regorge de textes magnifiques qui ont parfois été neutralisés par les réalités politiques. Pour eux, ce n’est pas la Constitution qui crée automatiquement le partage du pouvoir ; ce sont les acteurs qui acceptent volontairement de le pratiquer.

Et c’est là que réside tout le défi.

Car une Deuxième République ne se décrète pas. Elle se construit. Elle se mesure dans les comportements, dans les arbitrages, dans les limites que les gouvernants acceptent eux-mêmes de respecter.

Le Sénégal n’a pas besoin d’une simple modernisation esthétique de ses institutions. Il a besoin d’une nouvelle culture politique où le pouvoir cesse d’être considéré comme un patrimoine personnel temporairement prêté à la Nation.

Dans quelques années, les historiens ne jugeront pas cette réforme à la beauté de ses articles. Ils l’évalueront à une question beaucoup plus simple : a-t-elle réellement modifié la manière dont le pouvoir s’exerce au Sénégal ?

Si la réponse est oui, alors nous pourrons parler de Deuxième République.

Si la réponse est non, alors cette réforme rejoindra la longue collection des grands textes qui promettaient de changer l’histoire mais qui ont surtout changé la longueur des discours officiels.

Comme souvent au Sénégal, l’Histoire observe en silence.

On attend son verdict. Pour 2050 ?

O.N.G

Fondateur

NATIONS HEBDO

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